Face à l’affluence croissante sur le réseau genevois, les CFF souhaitent renforcer leur flotte et lancent un appel d’offres pour l’achat de 25 nouvelles rames. Le Léman Express transporte aujourd’hui plus de 70 000 passagers par jour.
Afin de répondre au succès grandissant du Léman Express, les CFF ont décidé d’augmenter la capacité de leurs trains circulant sur le réseau genevois. Ils ont lancé mardi un appel d’offres public pour l’acquisition de 25 nouvelles rames qui devraient entrer en service au plus tôt en 2032.
Le marché est évalué à plus d’un demi-milliard de francs, indiquent les CFF dans un communiqué. Les nouvelles rames viendront compléter les 17 rames Régiolis du constructeur français Alstom et les 23 rames Flirt fabriquées par l’entreprise suisse Stadler Rail opérant sur le réseau RER genevois.
La création d’une septième ligne du Léman Express (LEX) a été annoncée ce jeudi 12 juin. Et en France, quelles sont les avancées ? "Dès septembre, la gare d’Annemasse sera la seule de France ouverte 24 heures sur 24. Même à Paris, elles ferment" a expliqué Christian Dupessey, maire d’Annemasse, faisant référence au fait que des trains rouleront toute la nuit entre Annemasse et Genève. Une avancée qui va avec le fait que le LEX est de plus en plus utilisé pour les loisirs, au point d’avoir 40 000 voyageurs quotidiens le week-end.
Ensuite, les élus ont évoqué différents projets évoqués. "Je souhaite qu’il soit prolongé jusqu’à Saint-Gingolph et Culoz", a ainsi dit la députée Virginie Duby-Muller.
Report ? Le président du département Martial Saddier a lui évoqué la refonte de la gare d’Annecy (hors LEX), et la vallée de l’Arve jusqu’à Saint-Gervais, avec des travaux qui doivent moderniser la signalisation, et faciliter les croisements sur cette voie unique aujourd’hui.
"Dans le futur contrat de plan, la vallée de l’Arve est prioritaire", a souligné Frédéric Aguilera, vice-président de la Région aux transports. Reste que les travaux qui avaient été d’abord annoncés pour le milieu de cette décennie seraient repoussés vers 2028 ou 2029, avec les Jeux olympiques 2030 au Grand-Bornand et La Clusaz dans le laps de temps du chantier. Ce qui faisait craindre à certains qu’ils ne reportent leur démarrage après les JO.