C'est impossible à généraliser ça!!le plus simple, c'est encore la vente directe sur l'exploitation: le consommateur vient en voiture et cueille lui même la salade.
on peut entendre en ce moment des agriculteurs se plaindre qu'un poulet sera taxé six fois jusqu'à l'assiette : à qui la faute ?
elle touchera moins les légumes "locaux" que ceux qui proviennent de régions plus lointaines...
Puisque je bosse dans l'agriculture, et même avec des poulets, je vais essayer d'expliquer les choses, qui ne sont pas si simples qu'elles peuvent paraître avec une phrase du genre "à qui la faute".Une volaille sera taxée entre l’élevage et le centre d’allotement (les lots à l’achat) puis vers l’abattoir, le centre de conditionnement
Il y a bien sûr un effet kilomètres mais il est vrai (et quasi inévitable) qu'un produit français sera taxé plusieurs fois (mais bon un produit allemand peux aussi l'être chez eux puisqu'ils ont une taxe équivalente).
Pour les poulets de Chair les naissances ne sont jamais sur place donc il y a forcément un premier transport du couvoir à l'élevage, un deuxième vers l'abattoir et un dernier du produit transformé, et ça quoi qu'on fasse c'est difficile de s'en passer (sauf à faire de l'abattage à la ferme mais c'est loin d'être évident et rentable). Et à ça il faut ajouter les aliments (certes dans l'absolu ils pourraient être produit sur place mais pour la protéine c'est pas évident en France) et je ne parle pas du transport des oeufs à couver ...
Maintenant à mon avis pour rester sur l'exemple de la Bretagne avec une filière bien développée (et éloignée de tout pays étranger) je ne sais pas si même en ajoutant tout ça il y aura beaucoup plus de kilomètres qu'un produit qui viendrait d'Europe de l'Est avec un seul trajet (surtout que les producteurs d'aliment par exemple ne feront qu'une petite proportion du trajet sur la route taxée, à l'approche des exploitations on sort toujours des 4 voies concernées)





