Reconquerir le fleuve, c'est la nouvelle mode
Il suffit d'amenager les rives en circulation douce, pas besoin de prendre conseil a droite ou a gauche .....



Essaye de lire : quand, en terme d'urbanisme, on parle de circulation douce, c'est qu'on privilegie pietons, vélo et autres moyens de circulation alternatif, pas de limiter la vitesse des véhicules .....lucas49 a écrit :je pense que c'est l'inverse.
Ce n'est que la n ième fois que tu l'ecrisLe mieux c'est attendre les urbanistes et ce qu'ils vont proposer



On pourrait aussi faire la rocade sud pour la Maine : une fois enfin dévié, la place serait libre pour une gigantesque autoroute en son ex-lit.super5 a écrit :Au lieu d'élargir le lit du fleuve, on pourrait creuser pour l'approfondir ?

Il y a bien une mini-autoroute urbaine unidirectionnelle dans le lit mineur de l'Isère à Grenoble.Fantomas a écrit :On pourrait aussi faire la rocade sud pour la Maine : une fois enfin dévié, la place serait libre pour une gigantesque autoroute en son ex-lit.


Je ne reviendrai pas plus là dessus mais comme dit plus haut cette ouverture à l'eau des trémies est liée à un souci de pression de l'eau car la chaussée se trouve sous le niveau de l'eau. En tout cas c'est ce que j'ai toujours entendu. Après est-ce que des techniques plus récentes permettraient de solutionner ce problème (genre renforcement des appuis et des murs) je n'en sais rien, Basco est certainement mieux placé pour le dire. Mais le volume d'eau envoyé dans les trémies n'est pas bien élevé je pense, ce n'est pas ça qui évite des inondations.jml13 a écrit :Je ne connais pas du tout Angers, mais est-ce que l'ouverture de ces fameuses trémies à l'eau lors des hautes eaux d'hiver n'est pas faite pour augmenter le débit de la Maine à cet endroit et donc éviter des inondations en amont qui seraient dues au "barrage" partiel formé par le resserrement des rives au niveau de la ville ?


Ce terme n'est pas beaucoup utilisé je crois, si ce n'est un garage "rocade sud automobiles" qui apparaît sur google. En tout cas pour moi cet axe est plus une radiale arrivant sur la rocade Est, il ne passe pas au Sud de l'agglo et la rocade sud est un autre axe prévu entre le Bd de l'Atlantique et le secteur des Ponts De Cé, tj dans les cartons mais pas mal enfoui si je peut dire.la rocade sud d'Angers existe déjà, c'est celle allant sur Murs Erigné depuis Saint Barthélémy,
Là dessus je ne m'avance pas, j'avais l'impression aussi d'en avoir entendu parler plus souvent que ça mais je me suis basé sur ce que disait Bionono plus haut, qui n'a pas cité de source mais semblait plus au courant.sinon j'ai souvenir d'avoir vu plus de 2x les trémies inondées

J'ai dit deux fois depuis 1996, c'etait peut etre trois, mais la n est pas la question, ca reste un evenement exceptionnel, d'une duree limitee a quelques jours a chaque fois. (Par contre c est sur, a chaque fois que c est "border line" pour remplir les tremis c'est grand bruit dans la presse regionale ce qui donne l impression que cela arrive frequemment). En revanche je ne nis pas que les tremis demande un entretien plus important qu une portion de voie express normale c est evident.Samib a écrit :
Là dessus je ne m'avance pas, j'avais l'impression aussi d'en avoir entendu parler plus souvent que ça mais je me suis basé sur ce que disait Bionono plus haut, qui n'a pas cité de source mais semblait plus au courant.

Les Echos a écrit : Angers veut se réconcilier avec les berges de la Maine
Ecrit par Philippe MOREAU
La ville d'Angers vient de choisir les trois équipes d'urbanistes, sur quarante candidatures, pour concourir à son grand programme urbain, celui de la reconquête des berges de la Maine. François Grether, Finn Geipel et Bernard Reichen vont donc plancher sur ce projet visant à réconcilier la ville et sa rivière.
L'enjeu du projet, envisagé sur plusieurs décennies, comprend la recomposition de 320 hectares d'espaces urbains, sur six kilomètres, de part et d'autre du cours d'eau. L'urbaniste François Grether et le paysagiste Phytolab, Finn Geipel (LIN) associé à Michel Desvigne, et le duo Reichen & Robert et Jacqueline Osty ont neuf mois pour définir une méthode et une stratégie dans le cadre d'un dialogue compétitif.
Une balafre dans le paysage
La problématique est assez classique et Angers compte s'inspirer des réhabilitations menées à Bordeaux et à Lyon. Depuis quarante ans, la ville est séparée de la Maine par une voie express, la D323, traversant la ville du nord-est au sud-ouest. Si l'autoroute Paris-Nantes (A11) contournant la ville depuis 2008 a dérouté une partie du trafic, la D323 demeure très fréquentée. Près de 45.000 véhicules passent chaque jour au pied du château. « Notre ville est littéralement coupée en deux par une saignée, véritable balafre dans ce qui pourrait pourtant être un des plus beaux sites de France », observe le maire (PS), Jean-Claude Antonini. Cet axe emprunte cinq trémies servant d'échangeur pour accéder à la ville. Parmi les hypothèses, figure une couverture complète de la D323 qui emprunterait de fait un tunnel. L'autre option, préférée par le maire, est un comblement de cette voie et son retraitement en boulevard urbain à deux voies. Pour Jean-Claude Antonini, aucun projet n'est pour l'heure arrêté et les trois équipes candidates devront proposer, dans un premier temps, une approche méthodologique.
Le principe d'une reconquête des berges fait consensus mais, pour l'opposition, le projet doit être pensé en même temps qu'un contournement sud de la ville, chaînon manquant d'une rocade. « Il y a un intérêt urbain, social, touristique évident dans ce projet mais il faut le concevoir dans un plan global de circulation », estime l'opposant centriste Laurent Gérault, soulignant que la ville sera confrontée à des choix d'investissement entre plusieurs grands projets dont cette rocade sud, une deuxième ligne de tramway et la reconquête de ses rives.
Emmanuel guimard, Les Echos




La Maine n'est pas navigeable hormis bateau de plaisance, dans les années 60, oui il y avait encore des petits pétroliers au niveau de La Pointe qui faisaient demi-tour à la confluence de la Maine et de la Loire.Fantomas a écrit :Sans connaître le réaménagement urbain fait autour du canal à Orléans (ni ce qui est prévu à Angers), le problème c'est que le canal d'Orléans à Orléans est isolé du reste du réseau fluvial. C'est assez remarquable cette réhabilitation qui a été faite, avec la remise en eau du canal, son recreusement, la suppression des parkings, la suppression de la dalle sur l'écluse faisant la liaison avec la Loire, et l'aménagement du port.
Maintenant il manque des bateaux... Mais le canal d'Orléans n'est pas entièrement réhabilité, à l'est d'Orléans, et la jonction avec le canal de Briare et le canal du Loing ne sont pas encore possibles. La Loire n'est pas navigable en amont de la confluence avec la Maine (par conséquent, elle ne l'est pas à Orléans). Si Orléans était relié au réseau fluvial, il y aurait moyen d'y attirer des bateaux de plaisance, d'en faire une destination touristique.. et donc d'animer le port.
À Angers, il y a la Maine, navigable, connectée à la Loire navigable en aval, jusqu'à son embouchure. Et en amont, la Mayenne jusqu'à Laval et la Sarthe jusqu'au Mans. Il y a du trafic de plaisanciers. Il y a donc moyen de faire des quais animés, où la ville retrouve son lien avec l'eau. Mais bon, ça ne se décrète pas, et ça ne vient pas tout seul. Il faut que le projet soit bien mené (et bien étudié)


La limitation à 30, ça sert à rien car les gens roulent plutôt à 40/50 ...unlimited45 a écrit :Bon par contre l'expérience a été faite à Orléans (enfin les quais n'étaient pas rapides mais on a viré tous les parkings qui les parsemaient et la vitesse a été réduite à 30km/h, des espaces de promenade ont été créé ainsi qu'un port) et honnêtement c'est pas super concluant, c'est beau c'est sympa mais alors qu'est-ce qu'on se fait ch*** ! Les gens y vont vite fait mais ils ont oublié de recréer une vie autour du fleuve, alors à Angers ne faîtes pas pareil pitié!

Le tourisme viendra petit à petit le canal réouvrant totalement vers 2020 mais le souci est vraiment ailleurs, ces quais réaménagés sont devenus des lieux de non-vie certes des parkings c'est pas réjouissant et la mise en valeur était inexistante mais il y avait du passage. Aujourd'hui plus rien, quelques joggeurs et promeneurs flanent mais hors Festival de Loire et Caravane de Loire peu de gens fréquentent ce lieu, j'espère que Antonini en a conscience car il compare Angers à de grandes villes (Bordeaux...) mais sans avoir leur rayonnement et leurs habitants.Fantomas a écrit :Sans connaître le réaménagement urbain fait autour du canal à Orléans (ni ce qui est prévu à Angers), le problème c'est que le canal d'Orléans à Orléans est isolé du reste du réseau fluvial. C'est assez remarquable cette réhabilitation qui a été faite, avec la remise en eau du canal, son recreusement, la suppression des parkings, la suppression de la dalle sur l'écluse faisant la liaison avec la Loire, et l'aménagement du port.
Maintenant il manque des bateaux... Mais le canal d'Orléans n'est pas entièrement réhabilité, à l'est d'Orléans, et la jonction avec le canal de Briare et le canal du Loing ne sont pas encore possibles. La Loire n'est pas navigable en amont de la confluence avec la Maine (par conséquent, elle ne l'est pas à Orléans). Si Orléans était relié au réseau fluvial, il y aurait moyen d'y attirer des bateaux de plaisance, d'en faire une destination touristique.. et donc d'animer le port.
À Angers, il y a la Maine, navigable, connectée à la Loire navigable en aval, jusqu'à son embouchure. Et en amont, la Mayenne jusqu'à Laval et la Sarthe jusqu'au Mans. Il y a du trafic de plaisanciers. Il y a donc moyen de faire des quais animés, où la ville retrouve son lien avec l'eau. Mais bon, ça ne se décrète pas, et ça ne vient pas tout seul. Il faut que le projet soit bien mené (et bien étudié)