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Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : lun. 20 oct. 2014 21:11
par Samib
Je comprends même pas qu'elle ose reproposer ça. Il en a déjà été question et ça a été expliqué que ce n'était pas possible, et donc on n'en parlait plus. Elle n'a pas compris ??? Elle est vraiment idiote ou elle fait semblant ???

A ce moment là qu'elle propose une vignette pour tous les PLs, y compris Français et elle ne leur augmente pas le tarif du gazoil, mais je ne pense pas que ça passerait mieux que l'écotaxe.Ce serait pourtant une autre possibilité crédible.

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : lun. 20 oct. 2014 21:27
par titi59
Alexandre a écrit :Le Diesel est plus cher en Belgique qu'en France ? Depuis quand ?
Ça doit bien faire trois ans...

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mar. 21 oct. 2014 08:56
par Alexandre
Investissements complémentaires = transfert de sections non-concédées vers le réseau concédé, sans ça ça n'aurait aucun intérêt pour l'Etat !

Pour rappel, la liste des potentielles sections concernées est ici : http://routes.wikia.com/wiki/Liste_des_ ... 3%A9dables

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mar. 21 oct. 2014 09:03
par Alexandre
D'autant plus que la loi Sapin aura bientôt vécu, et que la nouvelle directive concession est plus souple en matière d'adossement et de prolongation de durée de contrat.

La transposition en loi française, vraisemblablement par ordonnance, interviendrait au plus tard d'ici 1 an.

:arrow: http://www.lemoniteur.fr/165-commande-p ... es-publics

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mar. 21 oct. 2014 10:12
par djakk
http://www.ouest-france.fr/directpoliti ... 30-2917925
La ministre reste sur ses deux idées, "Autoroutes gratuites le week-end" et "Vignettes pour les poids lourds étrangers"

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mar. 21 oct. 2014 10:28
par Alexandre
C'est pathétique...

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mar. 21 oct. 2014 15:13
par cocodidou
Alexandre a écrit :C'est pathétique...
Elle oublie qu'en taxant une rente, on crée un "manque à gagner" (virtuel, puisque ne correspondant pas à une perte préjudiciable aux autoroutiers, mais qui peut hélas être nommé comme tel)...
Quant à la vignette, elle persiste à s'asseoir sur l'Europe, puisque sa calculatrice ne sait qu'additionner, et pas un seul instant elle ne penserait à retrancher le coût de la vignette que paient les Français, d'un certain nombre de taxes existantes... l'idée (déjà reprise maintes fois ici) vient d'outre-Rhin, où ils portent des bonnets toute l'année et pas que pour détruire des portiques, et de cette façon, seuls les camions "étrangers" paient vraiment!

Avec un tarif bien ajusté, bien calculé, il ne serait pas automatiquement plus avantageux d'immatriculer ses véhicules en France plutôt que de payer la fameuse vignette!

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mer. 22 oct. 2014 08:18
par Alexandre
La hausse de 4 centimes du diesel pour les PL a de grandes chances d'être pérénisée.
Les Echos a écrit :Les routiers se résignent à la hausse du prix du gazole

La hausse de 4 centimes sur le gazole a été adoptée hier. Les professionnels du transport préfèrent cette solution à celle d’une vignette pour compenser la fin de l’écotaxe.

En votant ce mardi le volet recettes de la loi de finances 2015 (lire page 2), les députés ont entériné la mesure : les transporteurs routiers supporteront l’an prochain, comme les automobilistes, 4 centimes de plus sur le gazole, pour compenser l’abandon de l’écotaxe. Une solution « temporaire », selon l’exécutif, le temps d’explorer d’autres pistes, comme la création d’une vignette. Et pourtant, le dispositif a toutes les chances d’être pérennisé, car il a la préférence des entreprises de transport concernées, alors même qu’il les défavorise sur le papier par rapport à leurs concurrents étrangers.

Il s’agit en réalité de deux hausses de 2 centimes. La première correspond à l’entrée en vigueur de la taxe carbone en 2015. Le transport routier devait en être exonéré, puisqu’il devait supporter l’écotaxe. Ils ne le sont plus. La deuxième augmentation a été décidée ces dernières semaines pour compenser le faible rendement attendu du péage de transit poids lourds, la « mini-ecotaxe » que le gouvernement avait annoncée fin juin pour tenter de sauver le dispositif, au moins dans son principe. Là encore, les routiers n’étaient pas concernés. La mise en œuvre de ce dispositif ayant été reportée sine die, ces exemptions n’ont plus lieu d’être.

Le ministère des Transports cherche d’autres solutions pour l’avenir. Car la hausse du prix du gazole a un défaut important : elle ne touchera que très partiellement les poids lourds étrangers. Si ceux-ci se cantonnent aux stations-service hors des frontières, ils passeront même à travers les mailles du dispositif. Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, l’a rappelé ce week-end, en citant l’exemple d’un poids lourd qui « fait son plein en Belgique, traverse toute la France pour arriver en Espagne sans avoir payé la taxe sur le gazole, ce qui n’est pas juste ».

C’est pour remédier à cet inconvénient majeur (l’écotaxe avait d’ailleurs été en grande partie faite pour ça…) que le gouvernement veut se donner le temps de la réflexion, et étudier notamment la création d’une vignette, qui aurait le mérite de frapper uniformément les transporteurs français et leurs rivaux européens. En théorie, les entreprises du secteur devraient être sensibles à cette équité. Et pourtant, selon plusieurs experts, ils préfèrent la hausse de la fiscalité sur le gazole. Car comme le rappelle Alain Borri, directeur associé du cabinet spécialisé BP2R, « les pouvoirs publics ont créé en 2006 pour les professionnels du transport, à une époque où le prix des carburants flambait, un mécanisme de répercussion automatique des prix du carburant sur le prix facturé au client. La hausse de la fiscalité rentre dans ce dispositif. Celui-ci va donc permettre aux entreprises de transférer la hausse de 4 centimes sur les chargeurs ». Certes, ce transfert n’est que théorique quand il s’applique aux appels d’offres, tempère un dirigeant du secteur. Ce dernier convient toutefois que la répercussion serait encore plus problématique avec une vignette.

Cette dernière souffre d’un autre inconvénient aux yeux des professionnels : elle nécessiterait une importante sortie de trésorerie en début d’année (environ 1.000 euros par camion, selon une estimation qui circule dans le secteur), ce qui n’est pas le cas avec la taxe sur le gazole. Enfin, il y a une question d’image, pointe un professionnel : « En supportant les taxes comme les automobilistes, la profession ne sera pas stigmatisée. » La solution « temporaire » du budget 2015 a donc de fortes chances de s’inscrire dans la durée. Et les poids lourds étrangers seront toujours épargnés.

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mer. 22 oct. 2014 08:20
par Alexandre
Un cabinet d'étude s'est penché sur ce que rapporterait ou coûterait une renationalisation des sociétés d'autoroute (hors Cofiroute). Il faudrait débourser 39 milliards d'€ mais selon le cabinet, cela vaudrait le coup (à condition d'une bonne gestion de la part de l'Etat).
Les Echos a écrit :Autoroutes : ce que coûterait une renationalisation

L'Etat sortirait financièrement grand gagnant d'un rachat des concessions actuelles. C'est ce que révèlent les simulations d'un cabinet d'études économiques.

Think tank et économistes commencent à s'emparer de la polémique sur les profits des concessionnaires autoroutiers, jugés excessifs par l'Autorité de la concurrence et le gouvernement. En attendant les annonces de Manuel Valls, qui doit dévoiler des mesures sur le sujet d'ici quelques semaines, des cabinets d'études sortent leurs calculettes. Surprise : alors que ces cabinets peuvent être soupçonnés de lobbying en faveur de leurs grands clients privés, les conclusions de Microeconomix, qui travaille notamment pour de grands énergéticiens sur les problématiques de concessions d'énergie, vont ravir les tenants du service public.

Selon ses calculs, l'Etat aurait intérêt à résilier dès maintenant les concessions autoroutières actuelles, pour les remettre en appel d'offres auprès du secteur privé à des conditions plus avantageuses ou pour les conserver dans le giron public. Dans les deux cas, il serait financièrement grand gagnant.

Le scénario est radical mais possible. L'article 38 des contrats actuels permet le rachat des concessions, à la condition de verser une indemnité, consistant, selon cet article, en un « montant net d'impôt […] égal à la juste valeur de la concession reprise, estimée selon la méthode d'actualisation des flux de trésorerie disponibles après impôt ». Or, note Microeconomix, ces concessions ont déjà été valorisées dans le cadre du « paquet vert », l'accord signé en 2010 entre l'Etat et les concessionnaires, prévoyant 1 milliard d'euros de travaux des concessionnaires contre un an de prolongation de leurs concessions. Idem avec l'accord dit « plan de relance », que Bruxelles serait sur le point de valider (3,6 milliards d'euros de travaux contre trois ans de prolongation).

En se fondant sur ces accords et leur « valorisation fondée sur les hypothèses biaisées défendues par les concessionnaires en place », l'Etat rachèterait les réseaux autoroutiers (hors Cofiroute, concédé à une autre date) 39 milliards, calcule Microeconomix, et « la remise en concurrence des concessions lui permettrait d'engranger une somme bien supérieure », de l'ordre de 45 à 50 milliards, grâce à une valorisation plus réaliste que celle des contrats de 2006 (sur l'évolution du trafic, les coûts d'exploitation, etc.)

On pourrait objecter que Microeconomix ne prend pas en compte le risque que cette résiliation effraye les investisseurs et qu'il y ait peu, ou pas, de candidats à un nouvel appel d'offres. Mais il existe une autre option post-résiliation : conserver les réseaux dans le giron public. Là, encore, il existe un risque politique : l'Etat maîtriserait le niveau des péages et aurait du mal à résister à la pression populaire pour les abaisser. Mais en supposant qu'il ne cède pas à cette pression, le retour en régie serait juteux, assure le cabinet d'études.

Rente pour l'Etat

La dette de rachat serait portée par un organisme public, de type Epic (établissement public industriel et commercial), qui la rembourserait avec les recettes de péage. Quid du risque que la dette de l'Epic aille gonfler la dette publique selon les critères de Maastricht ? « ce problème se pose pour, par exemple, la dette de Réseau Ferré de France, mais pas là, objecte Microeconomix, interrogé par « Les Echos ». Car, selon le règlement européen des comptes, la dette n'est pas considérée publique si plus de 50 % des recettes de l'organisme qui la porte et la rembourse sont d'origine commerciale, et c'est le cas des péages ». La dette pourrait aussi être gagée sur les recettes futures, sécurisant au passage le niveau des péages. Bilan : pour 43 milliards de dette (39 milliards pour le rachat et 3,6 milliards pour financer le plan de relance) à 1,25 % sur quinze ans, l'établissement public rembourserait environ 3 milliards par an sur 2015-2030 pour 4 milliards par an de recettes de péages (brutes, avant frais d'exploitation, d'entretien du réseau, etc.) calcule Microeconomix. Une opération à l'équilibre et une vraie rente pour l'Etat après quinze ans, une fois la dette remboursée. Reste à voir si les savants calculs de Microeconomix pourront convaincre Bercy.

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mer. 22 oct. 2014 15:11
par lucienmathurin
Merci pour ces deux articles. Le deuxième est particulièrement instructif, je pense qu'il est de nature à influer sur les décisions de nos dirigeants. Reste à voir les pressions des concessionnaires actuels...

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mer. 22 oct. 2014 17:37
par Alexandre
Il est intéressant mais par les temps qui courent, même si l'opération peut s'avérer rentable, je ne crois pas que l'Etat engagera un emprunt de 40 milliards pour racheter les autoroutes. Je pense plus que ça servira de moyen de pression pour exiger des concessionnaires qu'ils investissent plus avec moins de compensation. Qui dit d'ailleurs qu'indirectement, l'Etat ne serait pas commanditaire de cette étude ? (Pure spéculation personnelle).

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : mer. 22 oct. 2014 20:45
par jml13
Ouais, c'est comme le type qui compare le prix d'un voyage en train et en voiture et ne compte pas l'amortissement de la voiture.
Là, ce qu'on ne sait juste pas, c'et combien coûterait à l'État l'exploitation et l'entretien de 9.000 km d'autoroutes.

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : ven. 24 oct. 2014 19:32
par cocodidou
Encore des Echos... mais avec un ton autrement plus marrant!
http://www.lesechos.fr/idees-debats/cer ... 055935.php

C'est synthétique et raconté avec humour, j'apprécie.

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : ven. 24 oct. 2014 20:31
par djakk
:lol:
La principale erreur, cher Grand Vizir, fut de vendre un patrimoine qui avait une bonne rentabilité pour désendetter l’État. En effet, pourquoi céder des actifs qui génèrent des flux de trésorerie supérieurs au coût de la dette ?

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : sam. 25 oct. 2014 00:13
par G.E.
L'auteur est un ancien prof de finance à Grenoble qui a une réputation certaine. Le raisonnement est implacable. :mrd:

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : sam. 25 oct. 2014 08:34
par lucienmathurin
Pas mal du tout cet article, en plus d'être (tristement ?) vrai il est drôle. :mrgreen:

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : sam. 25 oct. 2014 09:42
par Estate45
Et j'adore la dernière phrase !

PS : Toute coïncidence avec une situation réelle serait naturellement fortuite.

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : sam. 25 oct. 2014 11:48
par djakk
http://www.ouest-france.fr/ecotaxe-leta ... uv-2930168
Selon une source proche du dossier, l'entreprise franco-italienne n'est pas officiellement informée de cette suspension, et l'expérimentation débutée le 1er octobre se prolonge, et des réunions techniques avec les fonctionnaires sont toujours organisées.
:ptdr: Bon eh bien tant mieux !

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : sam. 25 oct. 2014 12:10
par Alexandre
France 2 en a fait un reportage il y a quelques jours, montrant un portique incendié remplacé sur l'A20. L'Etat attend une faute d'ecomouv´ et n'est pas prêt d'envoyer un courrier lui demandant de stopper ses activités. Sauf que pendant ce temps la, c'est autant de loyers qu'il faudra verser.

Pendant ce temps, aucune crainte de la part des autoroutiers sur les mesures à venir concernant les concessions autoroutières, bien au contraire selon les analystes.
Boursier.com a écrit :* Vinci : -2%, malgré des avis d'analystes qui restent globalement positifs. C'est le cas notamment d'Oddo qui parle d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes mais avec un message rassurant sur les autoroutes. A l'achat, Oddo vise toujours 59 euros en soulignant que le groupe ne voit aucun risque de modification des contrats (et donc d'augmentation de la taxation) et confirme que le plan de relance pourrait être annoncé prochainement. Vinci a procédé hier (23 octobre) à l'annulation de 23 millions d'actions auto-détenues, soit environ 3,75% du capital. Le capital de Vinci est désormais constitué de 590 millions d'actions, dont 35,6 millions d'actions auto-détenues (soit 6% du capital). Par ailleurs, l'acompte sur dividende 2014 de 1 euro sera détaché le 11 novembre et payé le 14 novembre

Re: Écotaxe / Péage transit poids lourds

Posté : sam. 25 oct. 2014 13:59
par G.E.
Alexandre a écrit :Pendant ce temps, aucune crainte de la part des autoroutiers sur les mesures à venir concernant les concessions autoroutières, bien au contraire selon les analystes.
Le cours de Vinci est clairement déprimé. Les analystes parient donc surtout sur un rebond technique.

:arrow: http://www.boursorama.com/bourse/action ... bole=1rPDG
Boursier.com a écrit :Vinci a procédé hier (23 octobre) à l'annulation de 23 millions d'actions auto-détenues, soit environ 3,75% du capital.
C'est dans ce contexte qu'intervient l’annulation d'actions : en diminuant le capital en circulation, l'objectif est de faire monter mécaniquement le cours et le bénéfice par actions. Je trouve donc que c'est pas forcément un bon signal envoyé au marché puisque la croissance ne vient pas de l'entreprise elle-même.