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« Cela peut sauver des vies » : une ministre favorable à l’obligation du casque pour tous les cyclistes
La ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur Marie-Pierre Vedrenne s’est prononcée en faveur du casque obligatoire à vélo, ce mercredi 13 mai.
Interrogée mercredi sur RMC, Marie-Pierre Vedrenne s’est dite « favorable » au port du casque obligatoire pour les cyclistes. « Porter un casque à vélo peut sauver des vies », a souligné la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté.
« Nous avons une responsabilité collective »
« Il faut lancer des réflexions », a-t-elle ajouté. « Quand je rencontre des familles de victime, quand je rencontre des enfants qui ont perdu leurs parents, je pense que nous avons une responsabilité collective. »
Aujourd’hui, le casque n’est obligatoire à vélo que pour les enfants âgés de moins de douze ans. En 2021, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait répondu à une question du député LR Bernard Reynès sur les mesures qu’entendait mettre en place le gouvernement « pour protéger les usagers et du vélo » mais aussi sur l’obligation du port du casque pour tous.
« Face à l’augmentation de la mortalité cycliste et au risque accru d’accidents impliquant des vélos, il n’est pas envisagé de rendre obligatoires de nouvelles protections individuelles mais de nombreuses actions sont mises en œuvre pour assurer la sécurité des cyclistes », avait expliqué le ministre.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande imposent le port du casque à vélo pour tous depuis le début des années 1990. La mesure a entraîné une baisse de la pratique du vélo dans les mois qui ont suivi cette décision, soulignent régulièrement des associations pro-vélo.
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Par Etienne Dujardin, avec AFP
Publié: 14 Mai 2026 à 12h05 Temps de lecture: 1 min
Interrogée mercredi sur RMC, Marie-Pierre Vedrenne s’est dite « favorable » au port du casque obligatoire pour les cyclistes. « Porter un casque à vélo peut sauver des vies », a souligné la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté.
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« Nous avons une responsabilité collective »
« Il faut lancer des réflexions », a-t-elle ajouté. « Quand je rencontre des familles de victime, quand je rencontre des enfants qui ont perdu leurs parents, je pense que nous avons une responsabilité collective. »
Aujourd’hui, le casque n’est obligatoire à vélo que pour les enfants âgés de moins de douze ans. En 2021, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait répondu à une question du député LR Bernard Reynès sur les mesures qu’entendait mettre en place le gouvernement « pour protéger les usagers et du vélo » mais aussi sur l’obligation du port du casque pour tous.
La MEL estime une augmentation des déplacements à vélo de 49 % entre 2019 et 2025.
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« Face à l’augmentation de la mortalité cycliste et au risque accru d’accidents impliquant des vélos, il n’est pas envisagé de rendre obligatoires de nouvelles protections individuelles mais de nombreuses actions sont mises en œuvre pour assurer la sécurité des cyclistes », avait expliqué le ministre.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande imposent le port du casque à vélo pour tous depuis le début des années 1990. La mesure a entraîné une baisse de la pratique du vélo dans les mois qui ont suivi cette décision, soulignent régulièrement des associations pro-vélo.
28 cyclistes tués au mois d’avril
De son côté, l’Espagne impose le port du casque aux moins de 16 ans.
La veille de son intervention sur le port du casque, Marie-Pierre Vedrenne avait appelé à « une prise de conscience collective et un véritable sursaut de citoyenneté » après la publication des chiffres sur la mortalité routière, en hausse de 15 % au mois d’avril, en France métropolitaine.
Cette dégradation s’explique notamment par une surmortalité chez les usagers vulnérables.
Les décès d’utilisateurs de deux-roues motorisés s’élèvent à 79 (27 tués de plus en un an), et ceux des cyclistes à 28 (12 tués supplémentaires).
Des « dérives » qui mettent « des vies en danger »
La mortalité reste stable, mais « à un niveau élevé pour un mois d’avril », pour les automobilistes (125 tués) et les piétons (35 morts). Trois utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (trottinettes électriques, etc.) ont également perdu la vie.
Sur l’ensemble de la France, métropole et outre-mer confondus, 306 personnes ont perdu la vie le mois dernier (+15 %).
Déplorant un « drame humain que nous ne pouvons plus accepter », Mme Vedrenne a pointé du doigt la « vitesse excessive », l’« alcool », les « stupéfiants » et le « téléphone au volant ». « Ces dérives mettent directement des vies en danger », a-t-elle insisté.