Re: [ N88 ] A47 - St-Etienne - Le Puy - Mende - A75
Posté : lun. 29 déc. 2025 19:32
L'autoroute A89 est désormais mentionnée sur la rocade N88 dans le sens St Etienne-Le Puy
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Effectivement, mais le panneau est conforme au schéma directeur approuvé en 2019 (si ce n'est qu'il manque la mention D201).
Je crois que dans l'autre sens, St Etienne Ouest sera mentionné le jour où ils changeront la signalisation mais c'est vrai que c'est un peu débile, surtout qu'ils ont oublié le cartouche M201dark_green67 a écrit : ↑mar. 30 déc. 2025 12:29Effectivement, mais le panneau est conforme au schéma directeur approuvé en 2019 (si ce n'est qu'il manque la mention D201).
Au passage, on perd la mention Saint-Étienne-Tardy ou Saint-Étienne-Ouest, alors que la D201 est la Rocade Ouest de Saint-Étienne et que, maintenant, plus rien ne l'indique. En clair, on a créé une nouvelle réglementation administrative et, pour être conforme à cette nouvelle réglementation, on a dû changer un panneau qui était très bien par un nouveau panneau sans doute très cher avec lequel on a perdu des indications utiles...
Dire qu'en cette période de disette budgétaire la consigne est de faire des économies.![]()
Gageons que le pire scénario sera choisi donc le moins cher...Eric a écrit : ↑mer. 14 janv. 2026 20:00 Concertation en vue pour l'aménagement de la RN88 entre l'A75 et Barjac :
https://www.debatpublic.fr/amenagement- ... ozere-8404
Je n'ai trouvé aucune information sur le site de la DREAL Occitanie.
Cela parle d'un coût entre 110 et 425 millions d'euros et 4 scénarios.
J'imagine que 425 millions d'euros pour la RN88 jusqu'à Barjac c'est un tracé neuf en 2x2 voies.
Il y a un manque de cohérence globale à mon sens. Tours est mentionné depuis Limoges sur la N147 avec 240kms de distance. Je trouve aussi un peu débile de ne pas mettre Toulouse depuis Rodez. Je comprends l'absence sur l'A75/N88 pour que le plus gros du flux continue (et paie le péage du viaduc) mais à Rodez, je comprends moins et effectivement, ce serait la même logique de voir au moins ST Etienne depuis Mende.Bunnymany a écrit : ↑jeu. 22 janv. 2026 13:25 Voici la réponse mais qui ne me convainc pas :
"La révision du schéma directeur de la RN 88 est en cours, plusieurs panneaux seront remplacés prochainement.
Le Puy en Velay et St Étienne sont classés pôle verts tous les deux ; dans le cadre de la mise en place des liaisons vertes,
c'est le Puy en Velay (qui fait écran à St Etienne) qui sera indiqué depuis la traverse de Mende."
Je renvoie un courrier ce jour à la DIR.Normalement les pôles verts sont classés par ordre et seul un pôle de niveau supérieur ou égal fait écran.
St Étienne est de niveau 4 et Le Puy de niveau 3 donc ne fait pas écran
Alors que le pont se concrétise, l’échangeur de la Varizelle va continuer de perturber la circulation cette semaine pour les trajets entre Lyon et Saint-Étienne. N88 Saint-Chamond/La Varizelle. Dans le cadre des travaux du nouvel échangeur, la voie de gauche est neutralisée de manière permanente jusqu’au 5 février dans le sens Lyon-Saint-Étienne. Par ailleurs, du lundi 2 au mercredi 4 février, la N88/A47 sera ferlée dans les deux sens de 21 à 5 heures. Cette fermeture s’étend de l’échangeur N°16, de Saint-Chamond centre, jusqu’au N°17, La Varizelle.
Entre les deux échangeurs, une déviation sera mise en place.
A47 Rive-de-Gier. Les nuits du lundi 2 et mardi 3 février, de 21 à 5 heures, l’A47 sera fermée dans le sens Saint-Étienne/Lyon entre les échangeurs 12 (Lorette) et N°11 (Rive-de-Gier/La Madeleine). Pour contourner ce blocage, une déviation se fera à partir de la sortie N°11 et permettre de reprendre l’A47 après Rive-de-Gier au niveau de l’échangeur N°12. Dans le sens Saint-Étienne/Lyon, ce sont les nuits du mercredi 4 et du jeudi 5 qui sont concernés par cette fermeture, toujours entre les échangeurs 11 et 12.
L’échangeur de La Varizelle continue de perturber la circulation - Photo archives Charly Jurine.
https://www.lacommere43.fr/sport/item/8 ... stien.htmlRN88 : le chantier avance, les opposants toujours mobilisés
Un article rédigé par Cédric Bonnefoy - RCF Haute-Loire, le 12 mars 2026 - Modifié le 12 mars 2026
La déviation de la RN88 au Pertuis et à Saint-Hostien avance. Le chantier du viaduc du Roudesse a démarré il y a quelques semaines. Les membres de la Lutte des Sucs espèrent toujours faire arrêter les travaux.
Si vous passez aux abords de Saint-Hostien, vous l’avez sûrement remarqué : de nombreuses pelleteuses sont en plein travaux à proximité du mont Chiroux. Depuis le début de l’année 2026, le chantier du viaduc du Roudesse est en cours. Il s’agit de l’ouvrage d’art phare du projet de déviation de la RN88 au Pertuis et à Saint-Hostien, porté par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Concrètement, les travaux de terrassement sont en cours et les fondations vont bientôt démarrer. D’ici l’été, les premiers tronçons de la future route devraient être posés.
La particularité du viaduc du Roudesse ? « C’est un ouvrage en courbe, c’est-à-dire qu’une partie est plus longue que l’autre », explique Tiphaine Audran, chef de projet à la Région. En clair, « la partie dans le sens Saint-Étienne/Le Puy fait 283 mètres, l’autre sens 248 mètres ». Le budget de ce viaduc avoisine les 30 millions d’euros. « La fin de cette partie du chantier est prévue en octobre 2027 », explique Laurent Wauquiez, conseiller spécial à la Région Auvergne-Rhône-Alpes. L’ouverture à la circulation sur la RN88 n’est pas prévue avant l’année 2029, indique la collectivité.
La Lutte des Sucs ne baisse pas les bras
Depuis le début de ce projet, le collectif La Lutte des Sucs s’oppose à ce projet routier qu’il juge d’un autre temps. Fin 2024, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand avait confirmé l’intérêt public majeur du projet. Les opposants ont fait appel devant la cour d’appel de Lyon, début 2025. « L’audience d’appel devrait avoir lieu à l’hiver 2027 », explique Renaud Daumas, conseiller Les Écologistes à la Région et membre de la Lutte des Sucs. Cette audience est la dernière cartouche pour faire annuler le projet. « On est très serein », souligne Laurent Wauquiez.
La bataille se joue désormais sur les mesures compensatoires, c’est-à-dire les espaces de restauration ou de création de milieux en dédommagement du chantier. L’ancien maire du Puy-en-Velay indique que la Région « compense deux fois plus que l’impact du chantier, avec une logique environnementale très importante ». Une vision pas du tout partagée par les opposants, qui estiment qu’il en manque, et beaucoup !
De plus, la Lutte des Sucs peste contre un manque de transparence de la collectivité. « Nous devrions avoir les documents de l’État attestant des mesures compensatoires, or la Région refuse de nous les donner », explique Renaud Daumas. Une demande va être faite à la CADA, la commission d’accès aux documents administratifs.
Une mise en demeure envoyée au préfet de la Haute-Loire
La Lutte des Sucs vient également d’envoyer une demande de mise en demeure de la Région concernant la RN88. Selon elle, « il manque une étude d’impact sur les ZME, les zones prévues pour stocker les matériaux excédentaires du chantier », explique Renaud Daumas. Une étude a été menée par « 140 naturalistes de toute la France ». Il en ressort « 75 nouvelles espèces découvertes ». Sans oublier que la présence de 18 d’entre elles aurait été sous-évaluée. Concrètement, cela voudrait dire que la Région devrait augmenter les mesures compensatoires.
Reste à voir le devenir de cette procédure. Laurent Wauquiez estime que les retards engendrés par les différents recours ont déjà coûté « entre 10 et 15 millions d’euros d’argent public ». Renaud Daumas rétorque : « S’ils avaient respecté la loi depuis le début, il n’y aurait pas eu de recours. » Ce dernier estime qu’il sera difficile de faire arrêter la déviation de la RN88, sauf décision contraire de la cour d’appel de Lyon. Il espère, au moins, « gagner un chantier plus qualitatif d’un point de vue du respect de l’environnement ».
https://c.leprogres.fr/economie/2026/03 ... mee-d-agirLe Progrès a écrit :Chantier de la déviation de la RN88 : sept espèces protégées découvertes, la Région sommée d’agir
FNE 43 a participé au Cosen (Comité de suivi environnemental) de la déviation de la RN88. L’occasion de parler de la découverte de 75 nouvelles espèces, dont sept protégées, qui implique que la Région obtienne des dérogations et augmente les surfaces de mesures compensatoires en faveur de l’environnement, afin de contrebalancer les dommages causés par le chantier.
Jeudi 12 mars, FNE 43 (France nature environnement), participait en préfecture au Cosen (Comité de suivi environnemental) de la déviation de la RN88 portée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes entre Le Pertuis et Saint-Hostien.
La veille, l’association avait envoyé une mise en demeure de la Région au préfet Yvan Cordier.
Au sein de celle-ci figure, entre autres, une liste de 75 nouvelles espèces découvertes sur le tracé de la déviation par un collectif de 150 naturalistes, venus cet été sur la zone de chantier. Des espèces qui n’avaient pas été identifiées par le bureau d’études dépêché par la Région. Parmi elles, sept sont protégées.
Nouvelles espèces et densité sous-estimée
« Nous avons élargi les recherches dans les zones qui n’avaient pas été étudiées jusque-là et qui concernent celles de dépôts de matériaux excédentaires », explique Renaud Daumas, vice-président de FNE 43. Car les travaux nécessitent le retrait de plus de 1,1 million de mètres cubes de remblais, qui devront être répartis sur 34 hectares.
L’opposant au projet actuel de déviation ajoute : « Les naturalistes ont aussi trouvé des espèces dont la densité avait été sous-estimée. Par exemple, le Milan royal était connu, mais les compensations ne concernaient qu’un couple, alors qu’il a eu des petits. »
Des mesures compensatoires pour contrebalancer les dégâts
Par cette mise en demeure, l’association souhaite que la Région diligente une enquête « quatre saisons » sur ces zones « oubliées », qu’une demande de dérogation soit déposée pour les espèces protégées, comme le sonneur à ventre jaune ou l’aigle botté, et que soient augmentées les surfaces des mesures compensatoires, censées contrebalancer les dégâts causés par le chantier.
Ne parvenant pas à obtenir les documents prouvant que les mesures compensatoires correspondant aux travaux sur un tronçon de la déviation ont bien été mises en place, FNE 43 réclame, par ailleurs, « davantage de transparence » de la part de la Région.
« Si la Région détruit l’habitat d’espèces protégées, elle sera soumise au droit pénal »
Renaud Daumas dénonce aussi « un manque d’exemplarité dans les travaux compensatoires. À Freycenet-la-Tour, dans une zone humide, des arbres qui ne devaient pas être coupés, comme des pins sylvestres, l’ont été. Et de gros engins sont passés alors que les coupes devaient être retirées par des treuils ou des chevaux ».
Le site de 11 hectares choisi à Saint-Victor-sur-Arlanc pour établir des mesures compensatoires interroge également l’association environnementale. Il s’agissait d’un bien de section, ce qui correspond à un terrain appartenant collectivement aux habitants d’une partie d’une commune.
« Il n’est pas certain que les mesures puissent être mises en place »
Or, il a été communalisé par un arrêté préfectoral en février 2025, c’est-à-dire qu’il est devenu la propriété de la municipalité. Cette communalisation a été contestée par plusieurs ayants droit et un recours été déposé auprès du tribunal administratif de Clermont-Ferrand au mois d’avril dernier. « Selon la décision judiciaire, il n’est pas certain que les mesures puissent être mises en place », souligne Renaud Daumas. Car, si la communalisation est annulée, la mairie ne pourra pas gérer le terrain comme bon lui semble.
Concernant la prise en compte des nouveaux éléments envoyés à la Région, FNE 43 se montre relativement confiante. « On s’est basé sur la loi, rappelle Jean-Jacques Orfeuvre, son administrateur. Si la Région détruit l’habitat d’espèces protégées, elle sera soumise au droit pénal. »
« Il n’y a pas de définition exacte de naturaliste, explique un membre du collectif, qui souhaite conserver l’anonymat. Pour résumer, c’est une personne experte en sciences naturelles, qui par exemple s’y connaît très bien en termes d’insectes, d’oiseaux, de flore, ou d’amphibiens. C’est une personne en perpétuel contact avec la nature ».